réunion formation

Sandrine , conseillère d’orientation et psychologue, est venue au Chum parler des possibilités de formation le lundi 3 décembre.

résumé

pour être scolarisé il faut un bilan d’évaluation scolaire

pour le faire, appeler le CIO

Le CIO entre en contact avec la CASNAV qui proposera un rendez-vous et fera l’évaluation.

–> attestation

–> orientation , demande de rv auprès de la MLDS ( mission de lutte contre le décrochage scolaire) Se trouve au CIO ou permanence au Lycée Paul Eyraud –> 3 possibilités

  1.  intégration en 3ème
  2. MODAC ( entre 16 et 18 ans) on peut y entrer ou en sortir tout au long de l’année. (re)donne les bases en français + stages entreprise
  3. CFA ( centre de formation des apprentis). Il existe des classes adaptées pour apprendre le français, durée 1 an, sans stage en entreprise. Puis formation en vue d’obtenir un CAP( certificat d’aptitude professionnel). Peut se faire au lycée ou en centre d’apprentissage. Les inscriptions doivent être faites avant le 31 décembre

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SISTERON

3 CAP qui accueillent les jeunes migrants. Les prochaines évaluations auront lieu fin janvier 2019 pour les moins de 18 ans

pour constituer un dossier il faut

  1. refus de prise en charge départemental, déminorisation du CG
  2. demande de placement  ou recours

contacts

Sandrine au CIO du collège de Veynes 04 92 51 16 08

MLDS demander Stephanie ou Isabelle

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qq réponses aux questions posées

  • CFA – peut se faire dans un département différent que celui de l’évaluation
  • Peut-on faire le service civique? il fut probablement avoir une autorisation de travail
  • Peut-on entrer dans la Légion étrangère? sandrine ne sait pas
  • autres possibilités de formation adultes mais payantes GRETA, AFPA, CPE
  • un contrat d’apprentissage ( possible avant 26 ans) est différent d’un contrat de professionalisation ( pas de limite d’age, inscriptions toute l’année, se fait dans certains CFA)
  • AFPA accueil tous les jeudis apres-midi
  • CAP bcp de problème de place. Des possibilités à Embrun dans lctricité
  • les stages en entreprises sont possibles quand on est scolarisé, pas possibles si pas d’OPP

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quelques idées de formation en CFA

CAP

  • cuisine
  • boucherie
  • coiffure
  • patisserie
  • menuiserie
  • plomberie
  • maçon
  • mécanique auto
  • mécanique moto
  • peinture
  • carrosserie
  • restauration
  • vente
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CR de la journée du 8 à GAP

 

 Procès des 7 de Briançon hier :
Une audience exceptionnelle dans un contexte d’intimidations des personnes migrantes et des militant·e·s solidairesCommuniqué de Presse du 9 novembre 2018
L’audience du procès des 7 de Briançon poursuivis pour « aide à l’entrée sur le territoire français d’étrangers en situation irrégulière en bande organisée », qui s’est tenue hier le 8 novembre, a été marquée par la force et l’endurance de la défense et la mobilisation pacifique continue à l’extérieur du tribunal de Gap. Le verdict a été mis en délibéré au 13 décembre 2018.

C’est dans une ambiance tendue que l’audience s’est tenue pendant plus de 17 heures hier au tribunal correctionnel de Gap. Les longs débats, qui ont duré près de 11 heures, n’ont pas permis d’établir le caractère délictueux des faits reprochés, mais le caractère fondamental du droit de manifester a été réaffirmé.

Au terme d’1h30 de réquisitoire et après avoir finalement (et enfin !) abandonné la circonstance aggravante de « bande organisée », le Ministère public n’a même pas pris la peine d’établir la responsabilité individuelle de Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo concernant les infractions qui leur étaient reprochées, principe pourtant indispensable en droit pénal. Il a néanmoins demandé au tribunal de condamner chacun des prévenu·e·s à respectivement 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple pour Bastien, Benoit, Eleonora, Lisa et Théo ; 12 mois dont 8 avec sursis simple pour Juan ; et 12 mois dont 8 avec sursis avec mise à l’épreuve pour Mathieu.

En revanche, les avocat·e·s de la défense (Me Binimelis, Me Brengarth, Me Chaudon, Me Djermoune, Me Faure-Brac et Me Leclerc) ont brillamment démonté, aux termes de 3h10 de plaidoiries, un à un les quelques éléments avancés par le Parquet, et ont démontré qu’il n’y avait pas d’infraction à reprocher à des « marcheurs solidaires ». Le procès a également permis aux avocat·e·s et aux prévenu·e·s de dénoncer, à nouveau, les violations quotidiennes des droits des personnes migrantes commises par les forces de l’ordre à la frontière franco-italienne, les agissements illégaux restés impunis à ce jour du groupuscule Génération Identitaire et les tentatives d’entraves au droit fondamental de manifester à la fois des prévenu·e·s mais aussi des personnes exilées.

En face du tribunal, un rassemblement pacifique de soutien a réuni plus de 2 500 personnes venues de la région de Gap, de Briançon, de Marseille, Toulouse, Grenoble, etc. Collectifs, associations françaises et européennes et militant·e·s étaient rassemblé·e·s pour soutenir les prévenu·e·s et dénoncer les pressions, intimidations et poursuites à l’encontre des militant·e·s, et porter haut et fort leur attachement à la solidarité dans les Alpes et au-delà. C’est dans un esprit pacifique et déterminé que le soutien s’est organisé de 7 heures à 2 heures du matin, malgré une présence policière disproportionnée. La préfecture avait mobilisé plus d’une dizaine de camions de CRS, plus d’une dizaine de camions de gendarmes, de nombreux policiers en civil, et même un canon à eau.

En plus des poursuites intentées par le procureur de Gap contre Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo, d’autres bénévoles solidaires des personnes migrantes de Briançon sont convoqués devant la justice en janvier 2019, comme Pierre de l’association Tous Migrants.

Nos organisations dénoncent l’acharnement de certains procureurs contre celles et ceux qui défendent les droits humains en venant en aide aux personnes migrantes.

Soutenues par près de 50 000 personnes qui ont déjà signé la pétition lancée par les organisations signataires, celles-ci espèrent donc que le tribunal se prononcera en faveur de la relaxe des 7 de Briançon, et demandent l’abandon de toutes les poursuites pour délit de solidarité contre les personnes, dans les Alpes et ailleurs, qui agissent dans un esprit de fraternité.

Rappel des faits :
Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo sont poursuivi·e·s pour avoir participé en avril dernier à une marche solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule identitaire à l’encontre des personnes exilées dans la région de Briançon. L’État leur reproche d’avoir à cette occasion « facilité l’entrée de personnes illégales sur le territoire français », et de l’avoir fait « en bande organisée ». Ils et elles risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende.

 

Contacts presse :

La Cimade – Rafael Flichman – 06 42 15 77 14 – rafael.flichman@lacimade.org
Anafé – Laure Palun – 06 60 79 46 63 – palun.laure@anafe.org
GISTI – Violaine Carrère – 01 43 14 84 88 – carrere@gisti.org
Comité de soutien, personnes inculpées et Tous Migrants – Agnès Antoine – 06 37 75 75 77 –antoine.antoine@gmail.com